
Seul, 35 pilotes finiront cette épreuve sur les 180 inscrits et 1 seul sidecar : l’équipage Quilbault/Bulot, ralliera l’arrivée en se classant 27eme.
Tout à commencé ce vendredi 26 juin par les contrôles administratifs et techniques à Montfavet (84) orchestrés par le Moto Club d’Avignon. Le soleil est là et la nuit s’annonce belle, bien que des orages soient annoncés vers Le Puy en Velay.


Nous découvrons le parcours de 570kms qui nous attend, en déchiffrant le road-book que l’on vient de nous donner au contrôle administratif et nous constatons que ça va être très difficile de tenir la moyenne imposée de 60kmh, à la vue des routes (ou chemins) empreintés et sans compter les 3 ravitaillements en essence que nous devrons effectuer.
Une soixantaine de pilotes prendront le départ de Montfavet, alors que les 120 autres partiront de 4 autres villes différentes : Le Mans, Le Puy, Ornans et Périgueux. La soirée se passe tranquillement en attendant minuit, l’heure du premier départ, nous en profitons pour manger et nous reposer, mais le sommeil ne vient pas.


0h44, c’est à notre tour de partir. La traversée d’Avignon se passe bien, il faut dire qu’a cette heure là il n’y a pas grand monde, puis nous arrivons sur les premières petites routes et là déjà, nous constatons que la moyenne est très dure à tenir, je suis obligé d’être très concentré pour optimiser mon pilotage.
130kms plus loin il est temps de trouver de l’essence mais la station marquée sur le road-book est fermée, Sylvie m’en signale une 20 kms plus loin, mais arrivés sur place, 3 autres concurrents qui sont déjà là, nous signalent que les 4 pompes n’acceptent pas les cartes bleues.
Heureusement que nous avons un jerrican de 10 litres d’essence dans le coffre, car d’autres pilotes perdrons beaucoup de temps à trouver une autre station.
A part quelques minutes perdues sur une hésitation à un croisement plus ou moins compréhensible sur le road-book, la nuit se passe bien et c’est au petit matin que nous arrivons au Puy en Velay où Christophe nous attend avec un bon café bien chaud et de l’essence, bien entendu. Mais cet intermède est de courte durée car nous sommes en retard, jusque là, nous n’avons pas réussi à tenir les 60km/h de moyenne.
Maintenant la route est mouillée, mais nous échappons aux gros orages qui viennent de passer sur le Puy. Près d’Issoire nous arrivons sur une zone de travaux et la route est coupée, nous devons donc faire un détour qui ne va pas arranger notre moyenne, nous espérons que la direction de course en tiendra compte.
Apres avoir passé l’Auvergne, la route est plus roulante et la moyenne remonte mais nous avons encore du retard et la pluie nous rejoint.
A une trentaine de kilomètres de l’arrivée, le moteur se met à tourner sur 3 cylindres et le voyant de défaut d’injection s’allume. On décide de continuer comme ça jusqu’au bout car si on s’arrête on va prendre trop de retard. Et pour arranger le tout, on est presque en panne d’essence et à 6kms de l’arrivée on doit s’arrêter pour remettre quelques litres.
Enfin on voit le panneau d’entrée de Marcillat en Combraille, il est 10h passées et on aurait du pointer à 9h32, on est hagards, personnellement je suis vidé par ces 10h de conduite dans la nuit, le froid, le brouillard et la pluie à la fin, Sylvie donne sont carton de pointage et nous avons 2h d’assistance avant de repartir pour la deuxième étape.
Mais impossible de refaire démarrer le moteur, nous poussons le side car jusqu’au barnum de notre assistance et sous un gros orage on cherche la panne, mais malgré l’aide d’autres pilotes ou assistants nous ne trouvons pas la solution de dépannage et nous devons nous résoudre à abandonner.


C’est la déception car c’était vraiment une très belle épreuve, mais nous reviendrons.......
